05.10.2007
ANALYSE SEPTEMBRE 2007 made in dignity
ANALYSE SEPTEMBRE 2007
Produire à quel prix ? Le cas du soja
« Manger peut tuer ». Peut-être avez-vous lu comme nous cette phrase en dessous d’affiches exposées à
l’occasion du festival Esperanzah ? Mais manger quoi ? Tuer qui ? Et puis, que mangeons-nous ? C’est
vrai, nous ne le savons plus, tout comme nous ne savons plus comment notre nourriture est produite. La
plupart des animaux qui nous nourrissent ne gambadent plus dans les prairies, ils ne broutent plus de
l’herbe. Ils sont entassés dans des hangars et sont nourris en partie au soja. En d’autres termes, notre
viande est issue de l’agriculture industrielle. À en croire ses défenseurs, ce mode de production
n’apporterait que des avantages, dont ceux de faciliter la production et de la rendre plus contrôlable.
Pourtant, il y a eu la vache folle, la crise de la dioxine, la grippe aviaire…
Récemment, les films « We feed the world » et « Notre pain quotidien » ont dénoncé l’agro-industrie : son
modèle, ses pratiques, ses acteurs. Selon leurs auteurs, notre modèle agricole pousse la planète et
l’humanité droit dans le mur. Le 16 octobre prochain est organisée la journée mondiale de l’alimentation.
À cette occasion, nous vous proposons de réfléchir aux conséquences de notre modèle agricole en Belgique
et dans les pays producteurs à travers l’exemple du soja. Celui-ci est en effet une bonne illustration des
conséquences sociales, économiques et environnementales du modèle agricole industriel. Cet article n’est
pas un plaidoyer contre le soja en tant que tel. Il vise seulement à dénoncer le type de modèle imposé par
l’agro-industrie.
DU SOJA POUR QUOI FAIRE ?
Puisque nous n’en achetons pas, peut-être pensons-nous que le soja ne nous concerne pas. Et bien
détrompons-nous. Le soja est bel et bien présent dans un nombre croissant de nos aliments. Souvent en
quantité minimale et sous forme dérivée, mais c’est bien du soja. Aujourd’hui, 20% des importations de
soja sont utilisés soit dans l’alimentation humaine (chocolat, sauces, margarine, produits vitaminés), soit,
pour l’huile de soja, dans des produits industriels (peinture, colle,…). Si vous prenez la peine d’examiner
la composition des produits, vous y trouverez régulièrement du soja sous forme dérivée. Quant aux 80%
restants, ils sont utilisés comme source de protéines destinées aux mélanges pour les animaux d’élevage
comme la volaille, les porcs, les vaches et le poisson.
Le soja est utilisé pour son bon rendement en protéines et en huile. C’est pourquoi la culture du soja a le
vent en poupe. En un peu plus de 30 ans, la production mondiale de soja a augmenté de 495% (Réseau
agriculture durable, 2006). Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle n’est pas non plus sans
conséquences.
LE SOJA, UN PRODUIT MONDIALISÉ
Le soja est l’un de ces produits illustrant à merveille la mondialisation croissante des échanges, laquelle
relie toujours plus la vie des uns à celle d’autres situés à des dizaines de milliers de kilomètres. En
l’occurrence, le soja lie les consommateurs que nous sommes à ses producteurs brésiliens,
Provenance des importations européennes de soja, 2004/05.
Source : CIDSE 2005.
argentins ou des Etats-Unis, à vrai dire beaucoup
plus qu’aux producteurs européens. Car si
l’Union européenne (UE) produit très peu de soja
(0,4 % de la production mondiale en 2004/05),
elle en est la première consommatrice au monde
(CTA, 2006). Et puisque l’UE ne produit qu’une
part très marginale du soja qu’elle consomme,
tout le reste est importé, principalement du
Brésil, d’Argentine et des Etats-Unis1.Mais pourquoi l’Europe importe-t-elle autant de soja ? Comme l’indique le CIDSE (Coopération
Internationale pour le Développement et la Solidarité), une bonne partie de l’explication réside dans la
1 L’UE à 25 était en 2004 le premier importateur mondial de soja, avec plus de 46 millions de tonnes importées (estimation) cetteannée-là (CTA, 2006).
production de viande de l’UE. Celle-ci a cru de manière considérable au cours des dernières décennies
(voir tableau).
Evolution de la production de viande de l’UE à 15, en milliers de tonnes. Source : FAOSTAT in CIDSE 2005
1970 1980 1990 2000 2001 2002 2003 2004
Porc 9 336 115 13 546 246 15 476 246 17 649 234 17 645 385 17 845 219 17 905 489 18 037 578
Volailles 3 405 120 5 206 281 6 510 682 8 801 164 9 045 662 8 860 924 8 740 377 8 890 968
Bovin 7 187 947 8 512 528 8 947 564 7 441 202 7 360 866 7 478 502 7 366 703 7 414 365
Pour répondre à sa demande croissante en aliments pour animaux d’élevage, l’Europe avait plusieurs
options. L’une d’entre elles était de produire plus de soja. Une autre option aurait été de destiner
davantage sa production céréalière à l’alimentation animale2. Mais voilà, l’Europe a choisi de privilégier lesoja importé pour satisfaire ses besoins. Un choix parfaitement cohérent avec celui de privilégier l’élevage
hors sol, l’importation de soja à bas prix ayant justement permis d’accélérer le développement de cette
forme d’élevage intensif (Liepietz, Gandais-Riollet, 2007), qui permet notamment d’élever plus de bétails
sur une surface moindre.
Pour les principaux pays exportateurs de soja à destination du continent européen que sont le Brésil et
l’Argentine, la demande croissante de soja de l’Union européenne tombe dans une certaine mesure à pic.
Pour obtenir les devises étrangères nécessaires au remboursement de leur dette, ces pays ont en effet misé
sur le développement des exportations, tant industrielles qu’agricoles. La croissance de la production et
des exportations de soja constituait donc une opportunité. Ainsi, en l’espace de 10 ans depuis 1995, la
production brésilienne de cette matière première a doublé, tandis que le rendement à l’hectare de cette
culture a fortement augmenté (plus de 25%) (CIDSE, 2005).
Bref, à première vue, tout va bien dans le meilleur des mondes ! Le commerce international du soja
permet (théoriquement) aux uns de rembourser leur dette et aux autres de nourrir leurs animaux
d’élevage. Le tout au bénéfice des consommateurs européens qui ne risquent pas de manquer de viande,
et des populations d’Amérique latine toutes prêtes à bénéficier des bienfaits de la croissance de leurs pays.
Malheureusement, la réalité est bien différente.
DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT
Cette autre réalité est notamment celle d’une déforestation massive. Car pour développer la culture du
soja, étendre les surfaces cultivées était nécessaire. Du coup, d’immenses parcelles de l’Amazonie ont été
brûlées et le sont encore aujourd’hui. Depuis 1998, plus de 135 000 km² (trois Belgique et demi) de forêt
amazonienne brésilienne ont disparu au bénéfice de la culture du soja. En Argentine, la déforestation a
détruit un million d’hectares au profit de terres agricoles (Réseau Agriculture Durable, 2006).
Les déforestations ne répondent pas seulement au besoin de mettre de nouvelles terres en culture. Elles
visent également à faciliter le transport du soja. Concrètement, pour acheminer le soja de régions
productrices éloignées des ports, comme celle du Mato Grosso, on construit des routes au détriment des
forêts. En juin dernier, l’association Autres Brésils rapportait que selon l’Institut amazonien de larecherche environnementale, la construction d’une « super-auto-route » reliant bientôt le Mato Grosso à
Santarém (1600 km), un grand port sur le fleuve Amazone, devrait ravager 10 millions d’hectares dans la
région… Ce qui n’a pas l’air de déranger outre mesure Blairo Maggi, gouverneur de la province de Mato
Grosso et PDG de Grupo Amaggi, principal producteur de soja du pays : « Pour moi, une augmentationde la déforestation de 40 % ne veut rien dire, et je ne me sens pas du tout coupable de ce qu’on est en
train de faire ici. Il s’agit d’une surface plus grande que l’Europe qui a été à peine touchée, donc il n’y a
aucune raison de s’inquiéter » (Caruso, 2004).En outre, la culture du soja porte également atteinte à l’environnement compte tenu de la manière dont
elle est le plus souvent pratiquée. En l’occurrence, il s’agit d’une monoculture intensive qui, comme telle,
appauvrit les sols. Une monoculture grandement consommatrice de pesticides de synthèse, spécialement
sur les terres défrichées. Or, on sait combien l’usage de pesticides chimiques pose problème sur le plan
environnemental : quantités de plantes, d’insectes ou d’animaux en font régulièrement les frais, sans
qu’ils menacent nécessairement les cultures. Nappes phréatiques et rivières sont régulièrement polluées.
Mais l’emploi de pesticides chimiques peut aussi gravement nuire à la santé humaine. Lorsque ces
produits intrinsèquement nocifs sont utilisés sans équipements de protection appropriés ni autres
précautions d’usage élémentaires, leur usage favorise l’apparition de nombreux problèmes de santé.
Pertes de poids, faiblesse, maux de tête, tremblements, affections des voies respiratoires, des reins,
2 L’Europe en a clairement les moyens, puisqu’elle est depuis plusieurs années le deuxième producteur et l’un des principauxexportateurs de céréales à l’échelle mondiale (Chalmin, 2007).
affections du système nerveux, ou apparition accrue de diverses formes de cancers sont là pour en
témoigner (Parmentier, 2007). Et comme les plantes et les insectes ont souvent tendance à développer des
résistances aux produits sensés les éliminer, il est souvent nécessaire d’en utiliser en de plus grandes
quantités, ce qui amplifie d’autant les problèmes engendrés.
Par ailleurs, la culture de soja transgénique (OGM) présente des risques importants pour
l’environnement. D’une part, certaines variétés transgéniques entraînent une utilisation croissante
d’intrants chimiques. D’autre part, la dissémination dans la nature des gênes modifiés est susceptible de
contaminer les espèces végétales environnantes, et ce faisant de réduire la biodiversité.
Pendant ce temps, en Europe, l’élevage hors sol dégrade lui aussi l’environnement. Impact écologique
parmi d’autres de cette forme d’élevage, la concentration du bétail entraîne une augmentation du lisier.
Les sols ne parviennent plus à absorber les quantités de nitrates et de phosphates dues à ce lisier. Dès lors,
les rivières, les nappes phréatiques et les mers sont polluées.
PAUVRETÉ RURALE ET URBAINE
En Amérique latine, le développement de la culture du soja a largement favorisé les grosses exploitations
agricoles, bien insérées dans le marché mondial et bénéficiant de liens étroits avec l’industrie agrotransformatrice,
au détriment de l’agriculture paysanne familiale. La forte concentration de la production
et du négoce du soja a des conséquences catastrophiques sur les familles de paysans. Ces paysans sont
chassés de leurs terres. En Argentine, pour les contraindre à abandonner leurs terres au profit des
cultivateurs de soja, les violences ne manquent pas, comme l’explique cette représentante d’une ONG
locale : « Les familles indigènes sont expulsées de leurs terres ancestrales avec la complicité de la police,qui n’hésite pas à tirer sur les paysans. Mais nous continuons malgré tout à lutter contre ce modèle
d’agrobusiness qui a fait disparaître des milliers de producteurs ». Cet autre témoignage d’un membred’une association brésilienne atteste quant à lui de l’existence de pratiques esclavagistes au Brésil : « Lesexploitants de bois et de soja sont complices. 10 000 travailleurs en situation d’esclavage ont été
recensés dans l’Etat du Para. Nous avons dénoncé cette situation et 4000 d’entre eux ont pu être libérés
en 2005 » (Smée, 2006).La pauvreté rurale ne s’explique pas seulement par l’expropriation des paysans de leurs terres. Elle réside
également dans le fait que le modèle de production agro-industriel privilégié, fortement mécanisé,
emploie peu d’ouvriers. C’est dire combien l’industrialisation intensive de la production agricole a
nettement réduit l’emploi. S’ajoute alors à la pauvreté rurale l’accroissement de la pauvreté urbaine, les
paysans et leurs familles quittant les campagnes pour les centres urbains dont ils viennent grossir un peu
plus les bidonvilles.
DÉPENDANCE ET INSÉCURITÉ ALIMENTAIRES
Par ailleurs, la stratégie agro-exportatrice du Brésil pèse lourdement sur la capacité de sa population à se
nourrir elle-même. Et pour cause : le développement de la culture du soja réduit les surfaces consacrées
aux cultures vivrières destinées à l’approvisionnement des marchés intérieurs3. Le CIDSE rapporte ainsiqu’en novembre 2002, une étude estimait qu’entre 1993 et 2003, la surface consacrée dans ce pays à la
culture du riz est passée de 4,6 millions d’hectares à 3,2 millions. Certes, des gains de productivité ont
abouti à une légère croissance de la production, celle-ci étant passée au cours de cette période de 10,1 à
10,3 millions. Mais ce volume est insuffisant pour garantir les besoins nationaux estimés annuellement à
11-12 millions de tonnes. Résultat, le Brésil se voit contraint d’importer la quantité manquante. Pour la
CONAB, l’office national de fourniture d’aliments, la diminution de la surface rizicole est la conséquence
directe de l’extension des terres utilisées pour la culture du soja. En outre, le même constat vaut pour
d’autres produits vivriers constituant la base même de l’alimentation nationale, comme les haricots noirs,
le manioc, le blé, les patates douces, les bananes, les oignons, etc. (CIDSE, 2005).
Cette situation accroît la facture alimentaire du Brésil et sa dépendance aux marchés internationaux pour
assurer l’alimentation de sa population, amplifiant du même coup les risques d’insécurité alimentaire4
(CIDSE, 2005). Tout cela va à l’encontre du principe de souveraineté alimentaire (lequel proclame
3 Alors que les cultures vouées à l’exportation sont des cultures dites « de rente », à savoir principalement destinées à générer desrevenus monétaires, les cultures « vivrières » ont essentiellement pour vocation d’être consommées localement.
4 L’insécurité alimentaire correspond à une situation où le droit à la sécurité alimentaire est bafoué. La définition de référence la pluscouramment utilisée de ce droit est issue du Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation de la FAO de 1996, lequel stipule en
son article 1: « la sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique àune nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences
alimentaires pour mener une vie saine et active » (FAO, 1996)
notamment le droit des populations à se nourrir elles-mêmes), dans un pays où l’on estime à 16 millions le
nombre de personnes souffrant de la faim (Smée, 2006).
UN BILAN SANS APPEL
Au risque de tomber un peu dans la caricature, résumons-nous. Dans les conditions actuelles de
production et d’échanges internationaux du soja, pour que nous puissions manger beaucoup de viande et
que le Brésil et l’Argentine puissent rembourser leurs dettes :
· Des milliers de paysans sont chassés de leurs terres ou réduits à l’esclavage ;
· Certains d’entre eux sont même assassinés ;
· Des millions d’hectares de forêt amazonienne sont abattus ;
· Les risques d’insécurité alimentaire vont croissant au Brésil ou en Argentine ;
· Le principe de la souveraineté alimentaire est bafoué ;
· L’élevage hors sol dégrade l’environnement en Europe.Finalement, le développement de la monoculture du soja ne bénéficie qu’à une petite poignée de
multinationales, dotées d’un pouvoir de marché considérable. Celles-ci contrôlent l’ensemble de filière
(vente des graines, ventes des intrants, ventes de « conseils », achat, transport et revente du soja, …)5.
VERS D’AUTRES MANIÈRE D’AGIR
Aussi déplorable que soit le bilan environnemental, social et économique du modèle agro-industriel
dominant aujourd’hui la production de soja, il n’a rien d’une fatalité. Si les enjeux sont globaux et parfois
lointains, il nous est possible d’agir ici pour promouvoir et soutenir un autre modèle, plus respectueux de
l’environnement et des populations.
À l’échelle des consommateurs que nous sommes :
· Pourquoi ne pas manger plus sainement en consommant moins de protéines (viande) ? En moyenne,nous consommons deux fois plus de protéines que nécessaire…
· Pourquoi ne pas acheter davantage nos produits auprès des paysans qui produisent de manièresocialement et écologiquement responsable, comme c’est le cas avec l’agriculture biologique locale?
À l’échelle des décideurs politiques belges et européens :
· Pourquoi ne pas prendre les mesures nécessaires au sein de la PAC (Politique Agricole Commune)et/ou au sein des instances régionales compétentes en Belgique pour réduire la dépendance de l’UE à
l’importation de soja ? Par exemple :
o Pourquoi ne pas encourager le remplacement, en Belgique et en Europe, du soja par l’herbe et lefourrage en recourant à des techniques à même d’améliorer la qualité de ces procédés (recours à
des associations graminées-légumineuses, techniques de séchage du foin) ? Le tourteau de colza
peut facilement remplacer le tourteau de soja importé.
o Pourquoi ne pas remettre en question le modèle d’élevage intensif actuel pour promouvoir desformes d’élevage plus durables sur le plan environnemental et social ?
À l’échelle du gouvernement brésilien :
· Pourquoi ne pas écouter et examiner sérieusement les demandes formulées par Articulação SojaBrasil, une plateforme de 43 organisations brésiliennes visant un changement politique dans le
secteur du soja ? Ces demandes incluent notamment l’adoption de mesures visant à l’appui à
l’agriculture paysanne familiale ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises alimentaires, une
diversification de la production et l’amélioration de la qualité de la production et la préservation des
ressources naturelles.
Corentin Hecquet et Stéphane Parmentier
5 Le « pouvoir de marché » peut être défini comme la capacité qu’a un acteur de la chaîne (producteurs, firmes agroalimentaires,etc.) de dicter ses conditions aux autres acteurs dans la négociation des prix et autres conditions des transactions (Parmentier,
2007). De manière générale, les chaînes agroalimentaires sont caractérisées par des rapports de force très déséquilibrés entre
acteurs de filières. Négociants, entreprises fournisseuses d’intrants, firmes transformatrices et, plus encore, chaînes de
supermarchés détiennent un pouvoir de marché considérable sur une majorité de producteurs et sur les travailleurs agricoles.
Exemple parmi d’autres de tels liens, au Brésil, le fonctionnaire en charge de la rédaction de la loi nationale sur la biosécurité fut
durant cinq ans l’avocat de la firme Monsanto, particulièrement active dans la promotion des OGM (Confédération Paysanne, 2006).
REFERENCES
· Caruso E. (2004). Les voies de la déforestation au Brésil : avec l’aide de la SFI, le soja et le bétail détruisent l’Amazonie (2).[07/09/07]. Disponible < http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=182 >
· Chalmin P. (direction) (2007). Céréales. In Chalmin P. (direction). Cyclope. Les marchés mondiaux 2007. Ed. ECONOMICA, p.175--186.
· Confédération Paysanne. (2006). Campagnes solidaires n°205,. Confédération Paysanne, 8 p.
· FAO (Food and Agriculture Organization). (1996). Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et Plan d’actiondu Sommet mondial de l’alimentation. [07/09/07]. Disponible < http://www.fao.org/docrep/003/w3613f/w3613f00.HTM>
· Hermelin B., Wagner A. (2005). Quelle vision alternative au marché actuel du soja ? Quelles perspectives de mobilisationpour les organisations européennes ? CIDSE (Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité), 37 p.
· Liepietz .A., Gandet-Riollet N. (2007). Petite contribution au débat sur les agro-carburants. Du soja et de quelques autresplantes “agro-industrielles”. [07/09/07]. Disponible <http://lipietz.net/spip.php?article2002>
· Parmentier S. (2007). Vers la gestion de l’offre. Réguler les prix et les échanges de matières premières agricoles. Oxfam-Magasins du monde, 116 p.
· Réseau agriculture durable. (2006). L’élevage peut-il s’affranchir du soja ? Dossier Transrural n°304, Réseau agriculturedurable, 8 p.
· Smée V. (2006). La filière du soja : excès et dérives de l’agrobusiness. [07/09/07]. Disponible <
http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=98410 >
À
15:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ensa
A PROPOS DU SOJA |
| Le soja : un procédé de production naturel Deux méthodes de transformation sont possibles : la graine de soja entière et les isolats de protéine de soja. Les principales différences entre ces deux méthodes sont liées aux matières premières et aux conditions de transformation. Elles aboutissent à des laits de soja de compositions nutritionnelles différentes, spécialement en ce qui concerne leur niveau micronutritionnel. La matière première pour la production d'isolats de protéine de soja est composée de flocons de soja dégraissés par solvant, tandis que celle du lait de soja à base de graines entières est constituée de cotylédons de graines de soja. Le procédé utilisé pour la production d'isolats de protéine de soja comprend plusieurs stades de purification de la protéine à diverses valeurs de pH, tandis que celui utilisé pour la production de lait de soja à base de graines entières est basé sur la méthode traditionnelle de déshydratation directe. Certains des phytonutriments, les oligosaccharides du soja (tels que le raffinose et le stachyose), la vitamine E, les phytostérols, etc. ont été sélectivement supprimés pendant le processus de purification de la protéine de soja. En effet, dans les isolats de protéine de soja, les protéines ont plus ou moins été " isolées " des autres macro- et micronutriments pendant le processus de purification. Les laits de soja à base de graine entière, au contraire, conservent presque tous les micronutriments naturels à un taux originel plus ou moins inchangé dans l'extrait aqueux. Les membres d'ENSA utilisent un procédé de production exclusif 100% naturel, permettant d'obtenir des produits non laitiers à partir de graines de soja entières soigneusement sélectionnées (et non pas à partir d'isolats de soja), sans utiliser de graines ni autres éléments génétiquement modifiés (GM). Avec le procédé naturel traditionnel, les macro- et micronutriments sont délicatement extraits des graines de soja hydratées, sous pression, en une seule et même étape. Les principales étapes de la transformation sont les suivantes:
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14:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2007
cuisiner le soja jaune
Le soja, la « crème » de la cuisine végétarienne
Mme Ruoss a rappelé dans son introduction théorique que le soja est l’un des aliments de prédilection des végétariens car il est doté de qualités nutritionnelles exceptionnelles. Riche en protéines, il contient tous les acides aminés essentiels. Il renferme également du fer assimilable et du calcium. Le soja est très intéressant pour la cuisine végétarienne car il se présente sous de multiples formes :
Les graines de soja jaune ou fèves de soja sont semblables aux haricots et s’accommodent de la même manière (cuisson de 1 à 3h après avoir laissé tremper 1 nuit).Les graines de soja vert ou haricots mungo se consomment cuites ou germées. Les pousses de soja sont riches en vitamine C.
Plusieurs préparations sont effectuées à partir du soja. La plus connue est le lait de soja, fait à partir de graines de soja jaune trempées. Avec du lait de soja on fabrique son « fromage » : le tofu. On trouve également dans les magasins bios de la « crème » de soja (par exemple la marque Provamel est excellente!), qui est un bon substitut sans cholestérol de la crème fraîche traditionnelle.
La sauce soja, ou tamari, est également indispensable à la confection de nombreuses recettes. Il ne faut pas confondre le tamari avec la sauce soja industrielle qui est préparée en 2 heures. La vraie sauce soja est obtenue à partir de soja fermenté pendant 3 ans. Ce condiment est d’une grande valeur nutritive. 1 cuillère à café contient 3 microgrammes de vitamine B12 (ration quotidienne). Il ne contient ni conservant, ni produit chimique. Selon des recherches récentes, il a été découvert que le sel de la sauce soja n’a plus les effets néfastes attribués au sel de cuisine.
Les boulettes de soja texturé, qu’il suffit de faire tremper une dizaine de minutes avant emploi, remplacent avantageusement la viande hachée dans des recettes telles que les lasagnes, la moussaka, la sauce bolognaise, les farces pour poivrons ou tomates etc.
12:17 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



